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L'histoire du territoire

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Autour de la frontière : l’évolution historique du territoire


Les périmètres du Vallespir et de la haute Vallée du Ter

Entre cohérence géographique…

Si les limites du Vallespir évoluent selon les sources et les époques, il semble que la limite historique la plus constante soit celle du Boulou. Cela correspond plus ou moins à l’aire d’influence de Céret et à une subdivision géographique très claire qui est la faille transversale qui sépare le massif des Albères des Pyrénées sur la vallée de la rivière Rome. Les Aspres occupent un territoire intermédiaire entre la plaine du Roussillon, le massif du Canigou et les vallées et terrasses de la Têt au Nord et du Tech au Sud. Elles sont divisées historiquement entre le Roussillon et le Vallespir.

Le nom même de Vallespir tire son origine d’une étymologie latine qui renvoie à une appréciation environnementale des Romains : la vallée âpre. L’origine de ce nom implique l’existence d’une unité territoriale cohérente déjà perçue par les Romains, bien que les limites du territoire soient difficilement perceptibles de nos jours.

Le territoire du Vallespir, initialement un pagus ou territoire rural, était composé d’établissements ruraux, sans aucun centre citadin, de l’ancien Comté de Ruscino (ou du Roussillon) et du diocèse d’Elne. Il était formé par les conques hautes et moyennes du Tech, à l’Ouest de la rivière Rome et du col du Perthus.

Le passage au pouvoir des comtes de Besalù en 990, ville catalane aujourd’hui jumelée avec Arles-sur-Tech, va permettre l’émergence d’une capitale administrative vicomtale au château de Castelnou (dans les Aspres). A compter de ce moment, le nom du Vallespir s’étend à toutes les localités du haut Roussillon qui dépendent des comtes de Besalù, dont Illes, Millas et les deux Saint Feliu en Conflent (en partie PAH Vallée de la Têt).

Plus tard, quand les anciens comtés de Besalù et du Roussillon sont absorbés par la maison de Barcelone, la dénomination du Vallespir s’étend alors à toute la rive droite du Tech jusqu’à la mer. Cet état de fait débute probablement dès le XIIIe siècle et perdure jusqu’au XVe siècle.

Le nom de Vallespir perdurera pour désigner cette partie du territoire et aujourd’hui les deux Communautés de communes, qui le composent au Nod de la frontière, l’ont repris dans leur dénomination administrative.

…et vicissitudes de l’histoire

Si le Vallespir a vu son territoire de rattachement évoluer tout au long de son histoire en fonction des héritages et de l’histoire politique, il a dans l’ensemble conservé son unité et son périmètre.

A l’opposé, la situation du territoire de Camprodon est très différente et les entités qui le composent ont pu être assemblées ou séparées au cours de l’histoire, tout comme l’ensemble du Ripollès.

L’histoire politique du Ripollès est très mouvementée et la haute vallée du Ter n’a pas toujours fait partie du même ensemble territorial. A l’origine, il était réparti entre les  pagi  des comtés de Cerdagne, d’Osona et de Besalú. A celui de Cerdagne, appartient la vallée de Ribes, avec un apendice qui inclut Cavallera, sous Camprodon. A Osona correspond le secteur sud ou la partie la plus peuplée, depuis Gombrèn, Camdevànol, Ogassa et Sant Pau de Segúries ; enfin, Camprodon avec les vallées de Molló et Setcases, correspondent à Besalú.

L’organisation territoriale débute véritablement au IXe siècle autour des grands monastères de Santa Maria de Ripoll (créé en 880) et de Sant Joan de les Abadesses (5 ans plus tard) fondés par Guifred le Velu pour repeupler et réorganiser cet espace de montagne.

L'organisation définitive des vigueries catalanes pendant le XIIIe siècle a marqué plus que jamais le dépeçage administratif du Ripollès mais a vu l’émergence de la viguerie de Camprodon et de la sous-viguerie de la Ral, toutes deux sur le territoire du Pays d’Art et d’Histoire. Cette viguerie, telle qu’elle est définitivement fixée au début du XIVe siècle, allait de Cavallera au col d’Ares et de La Ral à Setcases, couvrant 7 paroisses, ou le même domaine que la moderne Vall de Camprodon définie par les géographes. Cette division administrative, cependant, s'affaiblit au long des XVe et XVIe siècles, et au milieu du XVIIe siècle toute la contrée était sous juridiction de la même viguerie.

Toute la vallée (sauf la paroisse de Sant Miquel de Cavallera) forme traditionnellement une partie de l’évêché de Girona, intégrant l’archiprêtrise de Camprodon, jusqu’en 1956 où il fut uni à l’évêché de Vic. Ce facteur religieux donne une cohérence et une personnalité à la vallée, accentué par d’autres facteurs historiques : elle forma une partie du Comté primitif de Besalú et eut une viguerie propre.

Enfin, le Ripollès est établi comme division territoriale par décret de la Generalitat de Catalunya en 1936.

 

Une culture catalane

Le catalan

La culture catalane marque fortement ce territoire. Une anecdote révèle ce patrimoine linguistique commun : un voyageur et écrivain espagnol, Francisco de Zamora, s’alarmait, en 1790, parce qu’il y avait beaucoup de contacts entre les habitants de part et d’autre de la frontière parlant tous la même langue, le catalan, ce qui favorisait la pénétration des idées révolutionnaires en Espagne. Côté français, l’usage du catalan a souffert de la francisation entreprise par Louis XIV et poursuivie par ces successeurs. Côté espagnol, après la période de la dictature franquiste qui lui nia toute expression publique, la langue catalane a retrouvé son aura ; elle est la langue officielle de la Catalogne autonome, parlée par tous et utilisée par les médias.

En terres françaises, la vivacité du catalan est moins inscrite institutionnellement mais le catalan est une langue parlée au quotidien et qui revit même fortement depuis ces dernières années dans les jeunes générations. Il est notamment enseigné dans les écoles.

Des usages et des pratiques en commun

Un certain nombre de fêtes et de traditions religieuses et profanes ont perduré, mais également des pratiques musicales et des danses, qui montre que les hautes Vallées ont conservé une culture traditionnelle vivante qui rend ce territoire original.

Les contacts de part et d’autre de la chaîne des Pyrénées sont quotidiens. Le territoire a conservé des relations et des échanges économiques ou familiaux entre Vallespir et Ripollès, Garrotxa et l’Alt Empordà.

 

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